Cette promesse non tenue...
Florent, mon fils d'amour,
Je déteste ces jours. Le 22 tu es décédé, les 23, 24, 25, 26 il a fallu te rendre visite dans la chambre morbide d'un funérarium, m'aperçevoir que c'était bien toi étendu froid et rigide, réellement mort. Le 27, j'ai assisté à l'evenement le plus tragique de mon existence. La mise en bière. Sous mes yeux, des inconnus ont fermé ton cercueil, ils l'ont même scéllé et je t'ai regardé disparaître jusqu'à la dernière micro seconde. Cette fois, c'était certain, je ne te reverrai plus.
Puis, nous t'avons ramené chez nous et inhumé dans le petit cimetière près de la maison.
Flo, je m'en veux. Je n'ai pas tenu la promesse que j'ai faîte à chacun de vous au moment de votre naissance. Celle de ne jamais laisser quiconque vous faire du mal, de tuer de mes propres mains toutes personnes qui tenteraient de vous enlever à moi. Alors bien sûr, je ne pensais pas à ce qui t'ai arrivé mais plutôt à ce que l'on voit à la télé. Les enlèvements, viols ou meurtres. Mais après tout, le résultat est identique, sauf que ce sont mes parents qui t'ont tué...
Pardonne moi mon bébé, mais dans ce pays civilisé, nous n'avons pas le droit de répliquer, pas le droit de faire payer...
Mais on peut toujours faire comme les enfants...braver les interdits, en cachette, sans rien dire...et c'est tellement plus excitant...
Je t'aime mon fils, mon pauvre amour et tu verras un jour....

Commentaires
marie le 28/06/2008 à 11:31:10Tu as tenu la plus grande,la plus importante des promesses et des devoirs d'une maman: L'AMOUR!
Celui qui n'a pas de limite,celui qui accompagne,qui soigne les blessures de la vie,qui tempère et apaise mais également celui qui dispute, rouspète,qui met des limites.
Une maman qui aime ses enfants tels qu'ils sont sans se raconter d'histoire ou se voiler les yeux,une maman qui n'attend pas plus que ses enfants ne peuvent donner!Tu l'as fait et le fait encore!
C'est ça qui importe,la plus difficile des missions est bien celle-ci!
Je t'embrasse "cocotte"
France le 27/06/2008 à 20:36:06
Valérie,
Comme il est pénible à lire cet article...
Et comme il doit être encore plus pénible à écrire.
Moi je suis sure que tout se paye un jour.
Enfin, je le souhaite!
Bises Valérie.